Découvrir les offres d'emploisDécouvrir les studios
Voir mon profil

Sabry

Pour ce nouvel épisode, j'ai l'immense plaisir de recevoir Caroline Audebert, Directrice générale du pôle Audiovisuel France, du groupeMédia-Participations. Bonjour Caroline, comment ça va ?

Caroline

Ça va bien. Bonjour, merci.

 

Sabry

Merci d'être présente aujourd'hui sur Animashow. Il y a tellement de possibilités d'adaptation dans votre groupe. Comment faites-vous pour dire non à un projet ?

Caroline

C'est très compliqué. C'est vrai qu'on est un petit peu dans la caverne d'Alibaba. Enfin, en tout cas, c'est les impressions que ça donne parce que les possibilités sont multiples. Évidemment voilà, on a énormément de projets qu'on peut faire, avec le nombre d'IP qui sont considérables.

Sabry

Oui, c'est considérable, c’est incroyable.

Caroline

Voilà, à peu près 1100 bandes dessinées qui sont éditées par an, qu'on reçoit nous dans nos bureaux, qu'on regarde. Mais pas que des BD, des livres aussi. Voilà, donc effectivement on fait notre choix, on regarde, et on est amoureux, effectivement, des projets en tant que tels, qu'on bichonne avec soin. Mais on fait également aussi des créations originales. Tout projet créatif est à l'honneur, et pour les artistes qui nous entourent. Et donc quand aussi on peut faire l'inverse, c'est-à-dire de créer notre propre projet audiovisuel et de le transformer.

Sabry

L'adapter en BD.

Caroline

Voilà, c’est toutes les possibilités qu’offre le groupe aujourd’hui.

Sabry

C'est pour ça, on se dit qu’il y a tellement de profusion d'IPs donc de propriété intellectuelle. Je remets un petit peu les choses en perspective. Média-Participations, c'est un énorme groupe, qui a beaucoup de sociétés, notamment des sociétés d'édition de BD. Là, sur la partie audiovisuelle, comme on dit, il y a tellement de possibles. Je vais juste énumérer quelques-unes des BD qui appartiennent en fait au groupe, en quelque sorte, d'IP. On va les passer ici. On a Spirou et Fantasio, Achille talon, Lucky Luke, Gaston, dont je suis un énorme fan. On en a encore d'autres comme Les Tuniques bleues, Le Marsupilami, Yakari, Boule et Bill. Je continue parce que vous allez voir la profondeur de ce qu'ils ont. Cédric, l'Élève Ducobu, Kid Paddle, Louca. On a quoi d'autre encore ? On a Garfield, Léonard, Cubitus, les petits Schtroumpfs. Je m'arrête là ? Non, je ne m'arrête pas là parce qu'on va aller aussi sur tout ce qui est plus adulte et ados. Donc on a les Blake& Mortimer ; incroyable ; Blacksad, Valerian, Bob Morane. Et aussi d'autres que je lis aussi beaucoup, Hedge Fund, Largo Winch 13, Michel Vaillant, ...Bref, on est assis sur un trésor en fait, et c'est pour ça que je vais vous poser cette question de comment on dit non ; mais après on dit oui aussi à certains projets, donc tant mieux. Qu'est-ce que ça implique des adaptations de BD en fait, en audiovisuel ?

Caroline

Bon avant tout, il faut savoir ce que veut notre public ; c'est pour lui qu'on travaille, et évidemment le marché aussi. Et donc de savoir comment on va pouvoir transformer et faire en sorte que le public se retrouve à travers l'IP ; enfin, la propriété intellectuelle. Donc du coup, c'est une vraie recherche de lire, de voir comment, effectivement, on peut le transformer, pour que ça s'adapte à notre public.

Sabry

Ouais, parce qu’en fait l'idée, ce n’est pas de faire de la redite de ce qui est dans la BD quoi. C'est peut-être potentiellement développer d'autres axes... ?

Caroline

C'est ça, sans dénaturer ce que l'auteur a voulu mettre, effectivement, mais également de l'adapter pour que le public s'y retrouve. Et en tout cas, de mettre en avant les valeurs que l'auteur veut défendre, et l'adapter aussi à ce que veut le marché, pour qu'on fasse un produit qui nous plaise et produit à succès.

Sabry

Ouais, c'est ça. Et est-ce que... Donc je remets un peu en perspective ; mais en gros, vous avez 18 ans de carrière dans l'animation, vous avez démarré par des métiers... Enfin, c'était quoi vos premiers métiers en fait, à l'époque ?

Caroline

Moi j'ai fait une formation de montage, effets spéciaux montage, effets spéciaux plutôt 2D compositing. Donc j'ai démarré comme ça, sur des piges, en étant intermittente. Je suis restée intermittente assez longtemps. Et ensuite après, j'ai fait la formation des Gobelins en licences de  Production, que bon nombre de collaborateurs ont fait également. Et puis j'ai commencé assistante- réalisatrice, donc je suis passée du côté artistique vers le côté production.

Sabry

Donc gestion de production en fait.

Caroline

Voilà, c’est ça.

Sabry

Ça, c'était chez Millimages, à l'époque ?

Caroline

Assistante-réalisateur, oui. Et ensuite, j'ai travaillé chez Disney.

Sabry

Pour les chaînes, en auto-promotion.

Caroline

Voilà, c’est ça. Et toute la partie promotion de High School Musical. Et puis ensuite, je suis partie chez BUF, je suis restée presque 5 ans.

Sabry

BUF sont experts dans les effets spéciaux.

Caroline

Oui, c'est ça.

Sabry

Là vous avez travaillé sur des gros IP en plus à l'époque hein ?

 

Caroline

Oui, c'est ça. Mon premier long-métrage c'était Speed Racer, desFrères Wachowski. Donc voilà, de travailler avec les Américains, ça implique d'être très consciencieux, très très rigoureux. Et aussi, tout ce passage m'a vraiment donné une culture de l'image très grande. Enfin, en tout cas, Pierre Buffin et toute son équipe, m'ont vraiment fait grandir à cette époque-là, au niveau de l'image et de la gestion de projets, surtout avec des Américains, mais pas que.

Sabry

Parce que lesAméricains sont plus exigeants, c'est ça l'idée de se dire... ?

Caroline

Disons que... Oui, c'est une autre méthode de travail. On va dire que c'est un peu plus... c'est différent. Donc ça implique beaucoup de...Enfin, je sais que je faisais beaucoup plus d'heures sur des projets américains, par exemple.

Sabry

Mais il y avait aussi des projets français, de Marsupilami d'ailleurs. C'est ça qui est marrant, c'est la boucle un peu bouclée, puisqu'aujourd’hui...

Caroline

Oui, c’est ça.

Sabry

Vous avez été nommée ; je rappelle, cette année 2021, directrice sur le pôle audiovisuel. Mais effectivement, vous avez déjà eu des contacts avec Marsupilami à l'époque, c'est marrant.

Caroline

Oui, oui, tout à fait.

Sabry

Après un passage chez Gaumont Animation, chez TeamTO aussi. Et puis plus récemment, Cyber Group, vous êtes restée 4 ans, avec énormément de séries aussi en production en parallèle. Parce que là, vous étiez directrice adjointe des studios, quoi ?

Caroline

Oui, c’est ça.

Sabry

Comment on fait aussi pour gérer autant de séries en parallèle ?

 

Caroline

Ben c'est être sur tous les fronts et faire au mieux pour les équipes, pour le projet.

Sabry

Et les mettre dans les meilleures conditions quoi, prioriser...

Caroline

Oui c’est ça, c'est prioriser et se rappeler... Enfin, toujours travailler autour d’objectifs qui doivent être clairs pour tous. Et puis après c'est effectivement... Moi je suis d'une nature assez dynamique, donc du coup plus il y a de choses, plus c'est stimulant.

Sabry

Tout à l'heure, vous mentionniez qu’il faut développer... Il y a aussi les BD, donc les IP qui sont présentes dans le groupe via Dupuis, Dargaud, le Lombard ; enfin, toutes ces maisons d'édition ; et que vous développez aussi des nouveaux contenus. Est-ce que vous le faites avec la complicité de Mediatoon ? Donc qui est, je le rappelle pour les auditeurs et auditrices ; mais en gros, le département qui s'occupe de vendre à l'international les programmes audiovisuels que vous produisez ici. Est-ce que vous avez une relation avec eux, justement, pour sentir le marché ou l’écouter ?

Caroline

Ah bien sûr, constante. Enfin, on travaille de toute façon avec tous les business units, qui sont autour du pôle audiovisuel, on est en constante synergie. Oui, évidemment, on travaille énormément avec Mediatoon. Et pour les créations originales ; enfin, comme toutes les créations, de toute façon... voilà.

Sabry

C'est quelque chose qui fait partie du quotidien quand on est directrice. OK. Je voulais parler aujourd'hui de quelques-unes de vos productions justement, à commencer par une production qui est internationalement connue, puisqu’elle s'appelle les Schtroumpfs. LesSchtroumpfs, c'est réalisé par William Renaud. Et justement, on a quelques images ici qu'on va regarder ensemble, parce qu’on est arrivés vraiment à un degré justement dans l'image ; on parlait tout à l’heure de votre passage chez BUF, assez impressionnant quoi. C'est premium et c'est beau à voir. On va regarder quelques extraits ensemble.

Extrait LesSchtroumpfs

[...]

 

Sabry

C'est sympa hein, c'est beau, il y a de l'action, on s'amuse bien quoi. Et puis ça marche bien au niveau audience. C'est quoi les résultats un petit peu sur ce programme ?

Caroline

Aux dernières nouvelles, on était au-dessus de 40%, donc ce qui est assez extraordinaire.

Sabry

Et c'est diffusé sur... ?

Caroline

TF1 et Nickelodeon.

Sabry

Ouais, donc là on s'attaque à une grosse IP, et on la modernise en quelque sorte, donc je trouve ça super dans ce sens-là. Parce que moi les derniers Schtroumpfs que j'ai regardés, c'était en 2D. Et c'était très bienfait, mais ça datait un petit peu quoi, en termes de catalogue. Là, on dynamise le truc, ça se vend à l'international j'imagine, aussi. Qu'est-ce qu'il y a de challenging en fait, autour des Schtroumpfs, qui... ?

Caroline

Ben là dans les images qu'on a pu voir, il y a tous les ingrédients d'un long-métrage, clairement. Enfin, au niveau de la profondeur, le détail, au niveau de la... Tout ce qui a été fait autour de la 3D, c'est vraiment des ingrédients de long, et donc ça se ressent. Puis après, c’est la réalisation deWilliam qui est très dynamique, les histoires qui sont vraiment top, où on s'amuse à tout moment. Et puis ben ce qui est assez chouette, c'est que le public est très réceptif. Donc, en tout cas, nous on prend cette direction d'avoir ce côté premium sur l'ensemble de nos projets.

Sabry

Et c'est une IP qui se décline dans plein de médias différents. Là aujourd'hui, et c'est un peu la nouvelle formule d'Animashow ; je tenais à le dire aux auditeurs et auditrices ; on va à la rencontre des invités en immersion chez eux, dans leur bureau. Donc aujourd'hui on est chezMédia-Participations, comme vous pouvez voir autour de vous, donc c'est très sympa. Et justement, petit rappel par rapport aux Schtroumpfs. Ça a été créé en1957 ; pour parler un petit peu de la propriété intellectuelle ; par Payot, qui à l'époque travaillait chez Dupuis je crois ou chez Spirou, enfin bref, ou chez Franquin. Et en fait, c'est au cours d'un dîner, où il demande la salière et il bute sur le mot salière, et il dit Passe-moi le schtroumpf là. Et puis ils ont continué la discussion en Schtroumpf. Donc je me demande si on va continuer ce schtroumpfcast en schtroumpfant des Schtroumpfs.

Caroline

Pourquoi pas, on pourrait effectivement schtroumpfer... Dans tous les cas, c'est devenu mondial. Et c'est vrai que...

Sabry

Non mais c'est incroyable de se dire que voilà, ça continue à vivre, etc. Et c'est l'enjeu crucial quand on est à la direction de l'audiovisuel de faire vivre ses IP quoi.

Caroline

Oui

Sabry

Donc est-ce qu'il y a un projet qui va suivre derrière cette série-là, ou... ?

Caroline

Oui bah le Marsupilami, on est en train de le développer, pour que ça devienne vraiment un succès avec tous les ingrédients, une direction artistique poussée, la 3D, des éléments dans l'image qui, voilà, montent le niveau ; avec de la fourrure sur les personnages, et puis des histoires assez chouettes sur le thème de la liberté du Marsupilami, cet animal imaginaire qu’on rêve tous d'avoir...

Sabry

En vrai.

Caroline

Et puis nous on a toute une stratégie 360, évidemment, autour du Marsu. Là il y a un jeu vidéo qui va sortir.

Sabry

Ah oui, ça c'est une grande nouveauté en fait.

Caroline

Voilà, on va rebooter les bandes dessinées, on fait beaucoup de cross-over entre les artistes chez nous, de storyboard ou design, vers la BD et inversement. Donc c'est ça qui assez chouette, c'est vraiment de...

Sabry

On va avoir quelques images de ce que va être la série. Mais comment est-ce que vous faites justement ce mashup entre... ; là tu viens d’énoncer, de faire travailler les storyboarders et les gens de la BD ensemble. Qu'est-ce que tu veux dire par là ?

 

Caroline

En fait avec Dupuy, comment dirais-je ; Enfin voilà, on essaie de travailler en synergie, donc d’essayer de trouver des artistes qui se rapprochent un peu plus de l'animation, enfin en tout cas pour la BD. Et voilà, nous on a des auteurs, des autrices de bandes dessinées, qui viennent travailler sur nos shows. Alors pas forcément là le Marsu, mais on a d'autres shows, comme Belfort & Lupin, aussi. Mais voilà, qui viennent travailler aussi sur les décors. Donc là on voit l'image du Marsu.

Sabry

Oui, il y a les Marsu bleus aussi là.

Caroline

Voilà, c'est les ? (00:14:25) Marsupiaux. Voilà, et donc on est en développement actuellement avec M6 et Gulli ?

Sabry

On aura une héroïne, c'est ça ?

Caroline

Jade et Mika, voilà, deux enfants qui vont vivre avec les Marsu. Et donc avoir de nombreuses aventures, 52x11, et on espère plusieurs saisons.

Sabry

On enregistre ce podcast en novembre 2021, pour ceux qui le regardent plus tard ou l'écoutent plus tard. Et il y a justement ce jeu vidéo, qui va sortir là, hein ? On va regarder des images parce que moi j'étais hyper étonné du rendu. Ça m'a fait penser à plein de jeux auxquels j'ai joué plus jeune. On va en parler après. Regardons quelques images.

Extrait du jeu vidéo Marsu

[…]

 

Sabry

Ça aussi ça bouge. On est sur quelque chose qui est tonique, ça s'appelle Marsupilami, le secret du sarcophage. Ça va être sur toutes les consoles, PC, Playstation, Xbox, Nintendo switch. Et ça a été développé avec et Microids, qui est votre studio de jeux vidéo en fait.

Caroline

Qui effectivement fait partie du groupe, qui est au même étage.

 

Sabry

Et c'est marrant parce que dans le game play, ça ressemble un peu à du Sonic ou Mario. On retrouve vraiment les classiques, Donkey Kong. Donc ça risque d'être un carton, ça va sortir avec une bonne partie de promotion, j'imagine. Comment ça va se passer ?

Caroline

Oui, évidemment, il y aura de la promotion et oui, il n’y a pas de raison que ce ne soit pas un carton. Donc effectivement, il y a une vraie promesse d'aventure ; et ce qu'on va voir également dans la série ; de liberté aussi, parce que le Marsu, c'est avant tout ça. Enfin la promesse en tout cas...

Sabry

Ça évoque... .

Caroline

Voilà, donc tous ces ingrédients-là, on les retrouve dans le jeu.On va les retrouver également dans la série. Et puis une attraction dans le parc ; on a deux attractions dans notre parc à thème, le parc Spirou.

Sabry

Spirou dans le sud de la France.

Caroline

Voilà, vers Avignon.

Sabry

Je suis né à Avignon moi, je connais bien.

Caroline

Ah ben voilà.

Sabry

Et donc vous allez développer des nouvelles attractions autour de Marsu, ou... ?

Caroline

Il y en a déjà deux, et on va certainement rebooter l'attraction actuelle du Marsupilami.

Sabry

Qu'est-ce que ça vous apporte cette expérience de chargée, directrice de production, justement ? Quand on arrive à des positions comme celles-là, on doit s'occuper de développer de l'audiovisuel sur ces IPs hyper importantes. Ça vous apporte quoi de plus, en fait ?

 

Caroline

Je pense c'est de connaître un petit peu toutes les parties du métier, de... Comment dirais-je ? De savoir ce que les collaborateurs vivent au niveau de l'équipe. Et voilà, de connaître toutes les parties de fabrication.Je m'intéresse vraiment à cette partie-là. Et puis ben après c'est l'expérience faisante, mais c'est surtout de à la fois ; voilà, on gère des milliers de data, on passe des milliers d'heures à fabriquer les shows pour notre public.Et le fait de connaître en fait tous ces éléments-là, de par l'expérience que j'ai pu vivre là jusqu’alors, moi ça m'aide énormément, oui.

Sabry

À justement à se dire ...

Caroline

Prendre les bonnes décisions, oui.  

Sabry

Oui, il y a des enjeux sur chacune des étapes de fabrication, je les connais, et donc ça permet... On est moins hors sol en fait. On se dit...J'ai été sur les mêmes bancs, donc je sais que c'est important de...

Caroline

Oui voilà, c'est ça, de connaître à peu près ce qu'on est capables de faire au niveau mondial, et aussi dans les nouvelles technologies actuelles.

Sabry

Les nouvelles technologies, on en parlait tout à l'heure hors antenne de Unreal. C'est de cette technologie-là dont on parle, ou... ?

Caroline

Entre autres, mais en fait l’idée, c'est surtout avant tout le contenu et ensuite on trouve ce qu'il y a de mieux pour le contenu dans les méthodes de financement nouveaux, la méthode de fabrication nouvelle. Et voilà, notre équipe de développeurs, là on est très contents d'avoir pu être élus au dossier choc de modernisation du CNC. On a des vraies velléités à pouvoir produire mieux en Europe avec nos différents studios, à la fois 2D, qu'on partage avec Ankama, à Lille, Angoulême et notre partenaire en Belgique, DreamWall. Donc voilà, ici on se veut un laboratoire créatif pour les artistes.Voilà, donc on crée le contenu ici à Paris, et puis après, de développer toute la partie fabrication sur nos autres antennes, et des partenaires privilégiés avec qui on a l'habitude de travailler.

 

Sabry

Vous mentionnez Ankama, c'est Dofus en fait, ceux qui avaient créé le jeu Dofus, et qui ensuite a développé...

Caroline

Voilà, on a un studio en commun, Mad Lab.

Sabry

Mad Lab, oui. Donc il y a des implications assez importantes entre les médias, jeux vidéo et dessins animés. Mais en plus vous, vous avez le côté BD, donc vous êtes quasiment à 360.

Caroline

Et oui et plus, voilà, parmi nos partenaires dans le groupe, il y a également ADN. Alors peut-être que vous allez y venir, effectivement.

Sabry

Ouais, on a justement des images d’ADN. ADN, justement, c’est AniméDigital Network, donc c'est une plateforme de streaming, qui initialement était focus sur tout ce qui est animé japonais. Il faut dire aussi, il faut mentionner que dans le groupe, il y a Kana, qui est justement l'éditeur de manga, manga qui viennent du Japon, mais qui ont été adaptés en France viaKana. C'est ça, en gros ? Et justement, ADN est en train d'évoluer un petit peu plus. Parlez-nous de vos relations en fait, avec ADN.

Caroline

Ah bah c'est constant. Évidemment, ce qui est génial, c'est d'être près de notre public avec ADN, de le comprendre et de voir qu'est-ce qu'il attend. Et nous parmi les trésors qu'on a en publishing, entre autres, mais aussi une nouvelle création, de voir qu’est-ce qui pourrait être le mieux pour notre public. Ça c'est assez formidable en fait, d'avoir cette proximité, d'être près de notre public. Donc c'est plus de 300 000 abonnés ADN.

Sabry

Et donc concrètement, vous leur envoyez des fois des questionnaires? Enfin, qu'est-ce qui est fait pour comprendre... ? Ou alors vous analysez la data de ce qui est regardé, watching time ?

Caroline

Ah bah bien sûr, nous, effectivement, on sait ce que souhaite notre public. On peut leur demander ; enfin le public d’ADN. Donc ça c'est assez génial de développer toutes ces synergies entre Kana, entre ADN et la production audiovisuelle ; comment nous, on peut s’imbriquer. Et puis voilà, on a cette vocation à vouloir faire des shows premium, des nouvelles créations, des adaptations. Et on a cette formidable opportunité effectivement d’être...

Sabry

Sur l'anime.

Caroline

Ouais, sur l’anime, puis c’est une vraie volonté.

Sabry

Des anime français, il n'y en a pas beaucoup hein, pour le moment ? Donc ça serait bien de...

Caroline

Il va y en avoir !

Sabry

Ouais, ça arrive. Non, mais c'est bien. Donc du coup, vous avez en plus de la BD, peut-être des adaptations de manga, mais aussi de la création originale sur de l'anime.

Caroline

Oui.

Sabry

OK. Et j'ai vu récemment aussi qu’ADN essayait d'élargir un petit peu son catalogue, en quelque sorte, pour devenir la plateforme de l'animation.Donc on pourra regarder des Tintin ; et d'ailleurs on peut aujourd'hui, je crois, regarder du Tintin, etc.

Caroline

Oui.

Sabry

Mais ça me fait penser à une IP que vous avez développé aussi, àMédia-Participations. C'est l’IP qui a été développé avec Cyprien, le Youtubeur, et qui justement...

Caroline

Oui, Roger et ses humains.

Sabry

Ouais, Roger et ses humains. Qui justement, initialement, était surYouTube, je crois. Les premières diffusions, sur la première saison, avec 46000 000 de vues, près de 600 000 abonnés. C'est quand même un gros succès. Et qui a eu sa deuxième saison, et sa deuxième saison a eu une fenêtre de diffusion, justement, sur ADN.

Caroline

Oui.

Sabry

Avant qu'elle soit là sur YouTube.

Caroline

Sur YouTube, ouais, tout à fait. Et donc ouais, en fait on explore effectivement toute l'animation, enfin le digital. Et de voir effectivementRoger, c'est une formidable expérience, qu'on va renouveler de toute façon, mais qu'on ne reste pas sur des schémas classiques. Donc non, on est assez fiers...

Sabry

On va regarder des extraits, vous allez voir ça, l'humour caustique, références geek, des punchlines. C'est pas mal, on va regarder.

Extrait Roger

[...]

Sabry

L’écriture comme ça, c'est assez bien de pouvoir, au sein d'un groupe qui quand même date au fond ; se réinventer, aller sur des nouveaux médias, avec des nouveaux auteurs, travailler avec un Youtubeur. Parce que c’était la première fois que ça a été fait en fait, en tout cas en France. Vous allez toujours... Enfin, il y a vraiment une culture de on se réinvente quoi. Et on l’a vu avec Marsupilami, qui part en jeu vidéo. On l'a vu avec lesSchtroumpfs, cette nouvelle beauté d'image, enfin cette image 3D premium. On le voit là avec l'adaptation de création d'un Youtubeur. Et puis on a parlé aussi de l'anime, qui pourrait potentiellement être fabriqué ici, en tout cas chezMédia. Comment est entretenue cette culture en fait, du... ?

Caroline

Ouais, ce n'est que le début j'ai envie de dire, parce qu'on prévoit effectivement pas mal de choses Et bah déjà, bon, c'est vrai que c'est le potentiel du groupe qui permet ça, mais aussi le marché change, de toute façon. Donc il faut qu'on s'adapte et qu'on s'adapte au public. Et donc voilà, il y a encore beaucoup de choses à explorer à l'audiovisuel, dans l'animation, de toute façon.

Sabry

Le paysage change, notamment aussi avec les plateformes de streaming.

 

Caroline

Oui.

Sabry

Vous avez des relations j'imagine, avec eux. Parce que vous, vous êtes... Enfin on va dire un groupe plutôt littéraire. À la base, il y a beaucoup de IPs qui viennent de... Est-ce qu'ils sont intéressés par ça ? Ou est-ce qu’au contraire, ils viennent vous chercher sur est-ce qu'on peut créer ensemble des nouvelles IP ?

Caroline

Oui, on est en discussion évidemment avec des plateformes, sur des nouvelles IPs en BD. Donc évidemment, oui.

Sabry

Ah oui ? Donc ça serait l'adaptation d’IPs qui existent déjà ?

Caroline

Entre autres.Pour l'instant, c'est des discussions.

Sabry

OK, bon ça présage du meilleur. Sur cette partie-là, je voulais juste passer un petit moment d'une interview de Cyprien, qui parle justement de Roger et ses humains. Parce que c'est intéressant de voir justement son propos, autour de cette création-là.

Extrait Interview de Cyprien

[...]

Sabry

Donc c'est marrant de voir... Voilà, il démarrait avec une BD, il avait envie de BD. Et puis hop, d'un coup, il en a fait un dessin animé avec vous, et ça c'est top. Donc là, on montrait cet exemple de Roger et ses humains, qui est vraiment une œuvre jeune, humour caustique. C'est court, hein? C'est 39 épisodes de deux minutes. Mais vous allez un peu plus loin aussi dans la narration et dans les sujets de société, avec une nouvelle IP, qui s'appelle les filles de Dad.

Caroline

Oui.

Sabry

Parlez-nous un peu des filles de Dad.

 

Caroline

Donc Les filles de Dad, effectivement, c'est l'adaptation de la BD de Nob. Donc c'est quatre filles qui vivent avec leur papa. Donc une nouvelle comédie moderne, donc quatre filles qui ont quatre mamans différentes. Et donc qui vont vivre...

Sabry

Lui est comédien, le papa.

Caroline

Voilà, c’est ça. Et donc qui vont vivre au quotidien des aventures toujours plus hilarantes les unes que les autres, etc. Donc actuellement en production pour M6 et Gulli, qu'on va commencer à livrer dès l'année prochaine.

Sabry

Je trouve ça trop bien parce qu’en fait, c'est vraiment une chronique intelligente sur les nouveaux modèles familiaux quoi, qu’on peut voir, vivre actuellement. Qui est assez peu traité d'ordre général dans les dessins animés. Là vous y allez franco. En gros le papa il est comédien, il a eu quatre femmes différentes, il a eu quatre filles, il s'occupe d'elles.Voilà, et ça, c'est audacieux, j'ai envie de dire, en quelque sorte.

Caroline

C'est pas forcément mis en avant, ce qui est mis en avant effectivement, c'est tout l'aspect comédie. Donc ça reste une toile de fond en fait. Mais qui évidemment, fait partie du quotidien normal, on va dire.

Sabry

Exactement. 550 000 exemplaires vendus de la BD quand même, de Nob. C'est à partir de quel degré de succès, que vous vous dites on va faire une adaptation en audiovisuel ? Est-ce qu’on réfléchit comme ça ou pas toujours ?

Caroline

Pas toujours, non. C'est vraiment... Nous on a cette volonté ici de fonctionner au coup de cœur par des producteurs qui travaillent avec nous, qui soient internes ou extérieurs. Voilà, en freelance. Et donc c'est des coups de cœur qui sont fait et on a cette volonté, cette conviction en fait qu’un projet sera transformé. Enfin, en tout cas d'une idée créatrice originale ou d'une adaptation, d'une transformation de bande dessinée, à partir d'un producteur qui va rassembler les talents. Donc voilà, c'est ce qu'on met en avant effectivement, avec Lila, avec qui je travaille.

 

Sabry

Oui, qui est arrivée récemment, c'est ça ?

Caroline

Voilà.

Sabry

Qui va s'occuper de quoi du coup ?

Caroline

Elle est directrice du développement et de la stratégie. Donc on travaille ensemble sur...

Sabry

C'est quoi finalement votre horizon, où est-ce qu'on va en fait en termes de stratégie. Ce qui n'est pas forcément facile, je ne sais pas comment prendre des décisions autour de ça.

Caroline

Ben c'est évidemment en fonction des IPs qu'on regarde, que ça soit chez nous, créations originales, mais également de coproduction. Et de voir effectivement, par rapport à notre public, qu'est-ce qu'on veut, et le marché.

Sabry

Et donc le marché et le public...  (Je reprends un petit Schtroumpf, désolé).

Caroline

Oui, bien sûr.

Sabry

Pour les auditeurs, vous pouvez écouter le petit paquet qui s’ouvre. En termes de programme, est-ce que vous avez une velléité d'adresser toutes les tranches d'âge ou est-ce qu'il y a un focus sur en particulier... ?

Caroline

Non, on veut élargir. On a vraiment cette ambition de pouvoir produire six projets par an, on s'élargit. Par exemple là, avec les projets qu'on a actuellement en production. Donc il y a les Schtroumpfs, effectivement, qui s'adresse donc pour TF1, plutôt upper-preschool. Mais également Belfort& Lupin, qui est une création originale, en développement pour FranceTélévision, qu'on va lancer l'année prochaine, qui est...

Sabry

C'est deux chiens qui vivent dans le palais de Louis XIV.

Caroline

Voilà, à Versailles.

Sabry

Il y a le chien de Louis XIV. On mettra une image pour que les gens voient.  

Caroline

Voilà, et Lupin qui est plutôt le chien des jardins etc., mais qui sont deux copains et qui vont ; comment dirais-je ? ; vivre des aventures.

Sabry

Donc ça, c'est une création originale.

Caroline

Tout à fait. Et puis on va le développer en livre. Et donc à l'issue... Donc c'est un exemple de création originale qu'on peut faire. On travaille également sur un spécial Akissi, pour de nouveaux territoires, nouvelle narration. Nouveau territoire, c'est l'Afrique. Donc Akissi, c'est un projet à la base de Marguerite Abouet, qui est la petite sœur d'Aya, voilà.

Sabry

Oui, on va voir Marguerite Abouet, qui oui, effectivement, a d'abord fait la BD avec Mathieu Sapin au dessin. J'adore Mathieu Sapin, j'ai eu énormément de BD de lui, notamment le Château, Comédie-Française, le Ministère. Enfin tout ce qui est autour de la politique et tout, je trouve ça super bien quoi. Et donc, vous avez décidé d'adapter sa BD en audiovisuel. Donc là, c'est en cours de développement ?

Caroline

On est en train de produire un spécial, qui sera livré dans un mois, pour France Télévisions. On espère pouvoir faire une série à l’issue.

Sabry

Qu'est-ce qu'il y a d'important en termes de marché ? Parce que là, on s'adresse à... En fait, on développe un dessin animé autour de l'Afrique. Ça se passe à Abidjan, je crois. Et l'idée, c'est quoi ? C’est de se dire on va adresser le marché africain francophone ? Ou est-ce que c'est diffusion uniquement en France ?

Caroline

Alors, il y a évidemment le marché africain francophone et anglophone aussi hein, puisque Turner Afrique, et à bord . Mais également montrer aux enfants du monde que voilà, on a d'autres aventures, d'autres manières de voir les choses. C'est aussi cette volonté-là. Donc non, on est très contents de pouvoir travailler sur une diversité de projets. Et puis après, il y a l'avenir. Et on veut effectivement s’adresser à toutes les tranches d'âge. Il y a l’ado-adulte qui se développe et donc on a une formidable opportunité avec ADN ; mais pas seulement ; de développer ce type de projet. Puis l’adulte, de toute façon. Donc on élargit vraiment, on voit que le public et la consommation de programmes de toute façon et très segmentée, de plus en plus segmentée. Donc nous on veut s'adapter à ce que veut le public et proposer... On a énormément de choses à proposer de part; comme on le disait ; toutes les œuvres. Et également ben les formidables artistes qu'on a déjà dans nos équipes, d'une part. Et d'autre part, rien qu'enFrance, on a un pool d'artistes assez exceptionnel en fait. Et nous ce qu'on veut, c'est faire une place créative ici, pour qu'ils puissent développer des projets et qu'on puisse être là pour les aider à aboutir.

Sabry

Devenir une sorte de hub créatif.

Caroline

Oui, tout à fait.

Sabry

OK. Et potentiellement, faire naître justement des nouvelles IPs.Sur les adaptations en animation adulte... Enfin là, vous avez de quoi faire, en gros avec toutes les... Donc qu'est-ce qui a été décidé ou évoqué ? On n'arien à se mettre sous les dents là ?

Caroline

Non, pour l'instant c'est assez confidentiel. Mais bien assez tôt, on espère pouvoir. On développe aussi des longs métrages. On a déjà fait un communiqué de presse pour le long métrage Lucky Luke. On en a d'autres en discussion.Mais oui, on en développe pas mal et on sera ravi de pouvoir au moment venu, en parler de manière un peu plus formelle.

Sabry

OK. Ça ressemble à quoi une journée de directrice pour l'audiovisuel ?

Caroline

C'est constamment être là pour les autres et de prendre des décisions les mieux pour l'équipe, pour les projets. Et voilà, ça demande beaucoup d'énergie, mais c'est très stimulant. Enfin en tout cas, de travailler, d'être avec une équipe assez exceptionnelle. Ça donne énormément d'énergie.

Sabry

Et vous avez des déplacements aussi à faire ? Enfin bon j'imagine, pour les différents festivals. Mais est-ce que vous allez aussi sur Angoulême ou vous avez des bureaux ?

Caroline

Oui, bien sûr. C’est d'aller voir les équipes là-bas, évidemment.D'ailleurs on va y retourner là, dans 2 semaines. Et puis oui, constamment d'aller voir les différents studios.

Sabry

Est-ce que vous regardez de temps en temps les images des productions, pour donner vos indications à vous aussi, en tant que... ?

Caroline

On le fait effectivement pour que ça ne perturbe pas le processus créatif, pour que tout le monde s'y retrouve et ait sa part de liberté créative pour le mieux, pour le projet. Et après de toute façon, c'est effectivement de regarder le produit fini et s'assurer que voilà, ça correspond bien à la vision qui est souhaitée, pour toujours le public.

Sabry

OK.

Caroline

Mais évidemment, il y a des étapes. On définit des process et on définit des étapes dans lesquelles on se rassemble. Et on regarde et on redonne des directions, etc.

Sabry

Pourquoi vous êtes dans le milieu de l'animation ?

Caroline

C'est un rêve d'enfant.

Sabry

Ouais, c'est vraiment ça ? C'est de se dire j'ai suivi mon instinct... ?

Caroline

Oui, tout simplement oui, c'est depuis la 3ème. On en parlait un petit peu avant, mais effectivement, jusqu'à ce que voilà, ça devienne une évidence en fait passé un certain âge, à continuer à regarder des dessins animés. Ce qui affolait un petit peu ma mère. (Rires) Mais oui, après voilà, c'est un formidable médium. Je pense que voilà, si on est... Je ne suis pas la seule dans ce cas. Je pense que c'est avant tout un métier de passionné. Voilà, toutes les équipes sont passionnées et c'est ce qui est très stimulant, ouais.

 

 Sabry

Ouais, c'est vraiment ce qu'on peut dire de cette industrie, c'est que tout tourne autour de la passion quoi. Moi je suis chaque fois estomaqué devoir les talents en fait. Parfois des talents qui demandent qu'à éclore aussi.Et ça, c'est encore plus frustrant. C'est pour ça que je posais cette question de comment, face à toutes les possibilités qu'il peut y avoir de développement, on priorise en fait et on se dit Non mais ça en fait, on ne le fera pas tout de suite. On va se concentrer sur ça, on va le terminer, on va le lancer et puis on aura autre chose à faire...

Caroline

Voilà, après on a des objectifs, qu’on a plus ou moins donnés. On peut vraiment faire de la série premium... Il y a cet objectif de lancer six productions. Donc en partant de ces objectifs, c'est se définir qu'est ce qui est le mieux. Voilà, qu'est-ce qu'on a envie de développer, qui correspond au mieux aux attentes, etc. Donc c'est aussi interroger, comme je disais, la multitude d'artistes très talentueux.

Sabry

Donc vous les interrogez ? En gros, vous prenez contact avec eux, vous organisez des... ?

Caroline

C’est souvent... Oui, enfin là c'est en train d'être mis en place. Mais voilà, d'aller sonder dans les écoles, d'aller voir un peu les nouveaux talents. Mais pas que, nous dans nos équipes aussi, il y en a qui viennent spontanément proposer des choses. Être toujours accessible, c'est vraiment important. Et donc voilà, après on fait au mieux.

Sabry

Si on arrive oui à avancer sur le projet, etc.

Caroline

Oui.

Sabry

OK. Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter sur l'avenir de Média-Participations sur l'audiovisuel ? Vous serez contente si dans 5 ans, qu'est-ce qu'il se passe?

Caroline

De faire des très beaux projets à succès, les plus beaux dessins animés. Enfin, d'accomplir un peu ce rêve d'enfant, que je partage évidemment avec les équipes. Et qu'on soit fiers, en tout cas des projets sur lesquels on œuvre tous les jours. Donc un public très large et surtout plaire à notre public.

Sabry

OK. Et bien écoutez, on a plus qu’à vous souhaiter ça.

Caroline

Oui

Sabry

On va arriver à la fin de cet entretien. Merci infiniment d'avoir accepté mon invitation.

Caroline

Merci à vous aussi.

Sabry

On a vu beaucoup de choses qui étaient en production, développement, des choses qui sont finies. On a quelques idées de ce qui pourrait arriver à l'avenir. Et j'invite tout le monde à partager ce podcast à ceux que vous aimez bien, et qui aiment bien l'animation. Donc merci Caroline.

Caroline

Merci Sabry.

Sabry

On vous souhaite une très bonne continuation et à bientôt sur Animashow.

Caroline

Merci.

L'interview en vidéo